LE MUSEON ARLATEN EST-IL EN PERIL ?

Aujourd’hui, on peut sérieusement se poser la question :

le Museon Arlaten est-il en péril ?

 


Dans un précédent article (UNE TRISTE CHUTE) nous rappelâmes la fermeture définitive, à Salon-de-Provence, du Musée Grévin de la Provence.

 

En rédigeant l'article, nous ne pouvions nous empécher de penser, non sans quelque inquiétude, au Museon Arlaten, fermé depuis 2009 pour rénovation.

La réouverture était  prévue en 2014, année du centenaire de la mort de Frédéric Mistral. Quel bel hommage pour cette commémoration !

Hélas ! Il n’en fut rien ; à cette date les travaux n'étaient même pas commencés.

Alors, à ce jour, le Museon Arlaten reste toujours fermé, coquille vide et fantômatique.

Pour combien de temps encore ? Il n’y a pas de réponse.

 

QUELQUES PAS AU MUSÉON ARLATEN

Documents anciens, collection de l'auteur.

  

 

 

 

     

 

Les Provençaux, les mainteurs de la mémoire mistralienne, le Félibrige s’émeuvent de cette absence et le Capoulié dóu Felibrige Jaque Mouttet en a fait part à la nouvelle présidente du Conseil général, pardon, du Conseil départemental des Bouches du Rhône, institution à qui Frédéric Mistral à fait donnation en 1909 du Muséon.

 

Lu dans la revue Lou Felibrige n° 290 de septembre - octobre 2015 :

 

Davans l’inquietant retard de la messo en obro de la renouvacioun dóu Museon Arlaten, lou Capoulié Jaque Mouttet escriguè à la nouvello presidènto dóu Counsèu despartamentau di Bouco dóu Rose, lou 9 de jun 2015 la letro que veici :

 

« Madame la Présidente,

Le Félibrige, fondé par Frédéric Mistral en 1854, que j’ai l’honneur de présider depuis 2006, fut bien évidemment associé, dès la fermeture du Museon Arlaten en 2009, au projet de rénovation au titre de membre du Comité de suivi, les liens entre le Felibrige et le Museon Arlaten étant indissociables, viscéraux. Ce Comité de suivi malheureusement ne s’est plus réuni depuis bien longtemps et avouons que nous sommes un peu désœuvrés devant cette situation qui nous semble préoccupante.

Frédéric Mistral créa le Museon Arlaten en 1896, il complétait de la sorte l’ensemble de réalisations et actions destinées à répondre aux engagements qu’il avait pris dès son retour au mas paternel après ses études de droit à Aix. Les buts que s’était donné Frédéric Mistral trouvaient leur accomplissement dans Mirèio et l’œuvre littéraire, dans le Félibrige, dans le dictionnaire Lou Tresor dóu Felibrige, dans le Museon Arlaten, symbiose entre instrument poétique, littéraire, lexicographique et ethnographique. « Il est très souvent intéressant de rapprocher les vers d’un poème, la notice du Trésor et l’objet recueilli par le poète pour les collections du Museon Arlaten » (Charles Galtier - La Provence est Frédéric Mistral - 1977).

Acte précurseur et novateur, le Museon Arlaten, est l’un des tous premiers grands musées d’ethnographie régionale. Haut lieu de mémoire, il deviendra le véritable sanctuaire, répertoire de tous les aspects de la civilisation provençale, il est déjà étonnamment moderne par son ampleur et sa pluridisciplinarité.

Le Museon Arlaten est le reliquaire précieux et omniscient des usages et des traditions comme Lou Tresor dóu Felibrige est le reliquaire précieux et omniscient de la langue.

En 1904, le 10 décembre, Mistral reçoit le Prix Nobel de littérature. Cette distinction exprime la reconnaissance internationale pour celui qui a donné ses lettres de noblesse au provençal, il utilisera les cent mille francs (or) du Prix Nobel à la restauration et l’aménagement du Palais de Laval-Castellane dans lequel il réinstalle définitivement son musée arlésien. Un musée qui renferme les remarquables observations que Frédéric Mistral « a eu la merveilleuse prescience de recueillir à un moment décisif où un mode de vie traditionnel et ancestral allait disparaître » (Charles Galtier - La Provence est Frédéric Mistral - 1977).

Ainsi, inutile de préciser que le dossier du Museon Arlaten n’est pas un dossier commun, qu’il est sans classification. Dans le relevé des compétences départementales, il nous semble que le Museon Arlaten doit être traité comme un sujet à part, comme un sujet majeur devant échapper aux contraintes et aux habituelles règles d’évaluation, de gestion et d’arbitrage. En effet, le fondement du Museon Arlaten est tout à la fois social, sociétal, humain, patrimonial et moral, car ce lieu unique s’avère historique, joyau de la civilisation provençale, reflet de la société provençale passée, présente et future.

Le quatorzième successeur de Frédéric Mistral à la tête du Félibrige s’émeut aujourd’hui, six ans après le symbolique tour de clef qu’il donna avec le directeur du Museon Arlaten à la magnifique porte de l’hôtel Laval-Castellane, que le chantier ne soit pas encore commencé alors que le Museon Arlaten aurait du rouvrir en 2014, mais il connaît aussi les péripéties malheureuses qui ont retardé les différentes phases du projet, il sait aussi que les marchés furent publiés en juillet 2014…

Alors, permettez-lui de s’interroger, de solliciter quelques explications et d’espérer une réponse qui rétablira la nécessaire confiance en la certitude de l’accomplissement de l’œuvre engagée, car les années passent et la situation devient alarmante.

Nous ne pouvons croire que l’héritage de Frédéric Mistral soit en péril. Frédéric Mistral représente l’âme profonde de la Provence, il est connu comme tel dans les Bouches-du-Rhône bien sûr, en Provence en général, partout en France et dans le monde entier. Sans son œuvre et le bien qu’il nous légua, notamment au travers du Museon Arlaten, plus de Provence vraie que nous aimons tant, cette Provence radieuse, latine, sensorielle, affective, historique et réelle qui se situe aux antipodes d’une simple Provence à la senteur de lavande et du brillant soleil !

L’année même de l’inauguration le 18 novembre 1899, avec confiance, avec abnégation, avec détermination et espoir, Frédéric Mistral signe un contrat de donation de son Museon Arlaten avec le Conseil Général des Bouches-du-Rhône pour qu’il en assure la pérennité, le développement.

Je dirais sans hésitation qu’aujourd’hui le Museon Arlaten se présente comme un (le) chef-d’œuvre du patrimoine départemental et ce à plusieurs titres car il s’agit bien : du premier musée ethnographique qui servira de modèle à de nombreux musées européens (le musée des ATP de Paris ne verra le jour qu’en 1937), d’extraordinaires et exceptionnelles richesses de ses collections, d’un profond et inestimable « trésor », d’un lieu foncièrement attachant pour tous les Provençaux qui permet également à nos visiteurs de se faire une idée concrète, exacte de la Provence.

Au delà des niveaux de compréhension tels la vie quotidienne, les us, le costume, l’habitat et tout ce qui s’y trouve, sont magnifiquement mis en lumière, les modes de penser, la sensibilité devant le sacré, l’irrationnel, le sens des rites, la signification des légendes, les fêtes. Le Museon Arlaten conserve et permet de comprendre le génie même d’un peuple, avant les bouleversements des innovations industrielles, aujourd’hui presque disparu.

Le docteur Marignan, premier conservateur déclara lors de inauguration “c’est ici le musée des traditions, c’est le musée du Félibrige. C’est donc le musée du peuple”. “Une école d’âme”.

Il est aisé de comprendre l’importance du rôle que joue le Museon Arlaten “le véritable musée de la vie vivante” dans notre actuelle société et l’impératif devoir de le restituer au “peuple” au travers de la vitrine qui prévoit de lui (re)donner, un cadre pleinement contemporain, scientifique, innovant largement ouvert vers les Provençaux, vers les personnes qui fréquentent notre territoire et qui ont besoin d’une connaissance parfaite de la région où ils sont nés, où ils vivent, où ils passent.

La mission, la fonction du Museon Arlaten demeurent essentielles, vitales et majeures. Je ne peux douter un seul instant, Madame la Présidente, de l’attention toute particulière que vous porterez à mon angoissant questionnement, afin que le Museon Arlaten incarne longtemps encore la fierté de notre département.

Confiant, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes hommages les plus respectueux ».

 

Réponse de Madame Martine Vassal, présidente du Conseil départemental des Bouches du Rhône :

Monsieur,
J’ai pris connaissance de votre courrier avec attention et vous prie de noter ma plus grande préoccupation relativement à la situation du Museon Arlaten.
En effet, il n’est pas envisageable de laisser le Museon dans l’état actuel et ainsi dépérir, comme tel a pu être le choix antérieurement.
Dès lors, je vous confirme ma volonté de redonner son éclat au Museon Arlaten, au bénéfice de l’attractivité et de la préservation de notre territoire.
Espérant avoir répondu à votre demande,
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Grain de sel de Cigaloun.
Madame la présidente a répondu à : Monsieur, ce qui nous fait penser que Madame la présidente pourrait avoir une certaine méconnaissance de la charge et de la fonction d’un Capoulié.
Quant au contenu de sa réponse, il est d’une formule classique comme savent si bien le faire les politiques ou un DRH répondant par lettre type à un postulant d’emploi : si besoin, on vous écrira...

 

La France se targue d’être la première destination mondiale du tourisme ; Marseille, capitale départementale, s’honnore d’avoir été capitale européenne de la culture en 2013, et voilà que le premier musée ethnographique régional situé dans la capitale spirituelle de la Provence, modèle international dès sa création, se trouve dans une pitoyable situation.

 

Que l’on soit provençal ou non, félibre ou non, nous avons tous dans nos gènes, le respect de notre patrimoine et de notre culture, régionale et nationale. On ne peux rester muet et inerte devant l’insolant abandon actuel du muséon, créé par Frédéric Mistral avec ses propres denier et dont il a fait donation au département des Bouches du Rhône, mais aussi à la nation et au monde.

 

Non ! le Muséon Arlaten, Palais du Félibrige, ne peut faire l’objet d’une désertion blasphématoire. Il doit être rénover et réouvrir dans les plus brefs délais. L’inverse serait un renoncement à toutes nos valeurs culturelles, éducatrices et respectueuses du savoir de nos anciens.
 

Il en va de la sagesse, du devoir, de l’honneur du conseil départemental des Bouches du Rhône et du pays tout entier.

 

Le Muséon Arlaten, Palais du Félibrige, ne peut subir le sort du Musée national des arts et traditions populaires à Paris Porte des Sablons, près du Jardin d'acclimatation, créé en 1937, soit presque 60 ans APRÈS le Muséon, puis fermé en 2005, pour se "noyer" dans les collections du récent Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée depuis le 7 juin 2013 à Marseille. On remarquera à ce propos que le MUCEM présente surtout des collections de la civilisation sud méditerranéenne, assez loin des collections du MNATP...

 

Le Muséon Arlaten, Palais du Félibrige, est un exceptionnel joyau ethnographique, le reflet de notre région, d'un peuple, de sa culture, de ses rites, de son travail et de sa science.

 

Le Muséon Arlaten, Palais du Félibrige, doit retrouver tout son rayonnement dans la permanence de son éducation, pour l'instruction de notre jeunesse, pour la mémoire vive de son créateur, de ses fidèles successeurs passés, présents et à venir, dans le noble respect de nos valeurs.

Il n'est pas pensable que les quelques documents d'autrefois rapportés ici, soient les derniers témoins d'un chef-d'œuvre "assassiné".

 

 

 

D'uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.

 

Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l'an que vèn

couplets III & IV de la Coupo Santo, hymne du Midi

composé par Frédéric Mistral en 1867.

Cigalon libre

O O O

O O

O

 



Les réactions

Avatar André Pierre Fulconis

Les travaux pour la restauration du Muséon Arlaten sont prévus pour commencer incessamment.
On peut faire assurément confiance aux responsables pour maintenir l'intérêt historique de la présentation des collections telle que l'avait fort judicieusement réalisée Frédéric Mistral.
André Pierre Fulconis

Le 29-04-2016 à 17:27:14

Avatar Delage Denise

        Il m'est triste de constater que le museon Arlaten ne suscite pas davantage d'empressement, vis à vis de ceux qui détiennent le pouvoir de lui redonner vie. La réponse du conseil départemental des bouches du Rhônes me parait si dénuée d'intérêt, que vous me permettrez de m'inquiéter. C'est pourtant un lieu qui fait raisonner les paroles éteintes du passé, qui fait revivre l'âme de nos ancêtres, il protège jalousement de merveilleuses leçons de vie, qui nous font tant défaut en ces temps où le virtuel engloutit progressivement nos valeurs.
      Frédéric Mistral avait pressenti que ce XXème siècle avec son cortège de nouvelles techologies nous éloignerai des vraies valeurs, jusqu'à nous les faire oublier.  De ce fait, en créant le Museon Arlaten, il savait qu'il exhorterai nos racines à nous,  nouvelles générations, à aller y puiser l'essence même de notre vie.       Cette confiance d'homme intègre qu'il a placé en la pérennité de sa création, qui oserai la trahir ? S'il s'avérai qu'une promesse faite à Frédéric Mistral il y a presque 120 ans ne serai pas tenue, ce serai la Provence....La France...Que dis-je ? LE MONDE qui se sentirai trahi.
       Il n'existe pas de mots assez puissants, pour exprimer le respect, la considération, la vénération que je porte à Monsieur Mistral.
DENISE DELAGE HEMERY              Le 1er Juin 2016 à 01H 20
     
 

Le 01-06-2016 à 01:26:59

Avatar Denise Delage Hémery

 
 DENISE DELAGE HEMERY.
 
                                                                                Le 4 Juin 2016
    Je me permets  d’écrire à nouveau  sur  votre forum,  car il m’offre une liberté d’expression, que je n’ai pas l’occasion d’exprimer en dehors de votre site.      
    Après la  découverte de la lecture du compte rendu de l’assemblée  du samedi 19 septembre 2015, commentée par la présidente du conseil  départemental des Bouches du Rhône, me voilà empreinte d’espoir et de déception mêlés.
     « Espoir » car il y a promesse d’imminents débuts de travaux  de rénovation au Muséon  Arlaten et « déception »  car j’apprends  qu’en « revenant  chez eux »  tous ces objets, outils, statues, costumes, scènes de vie et autres,  ne retrouveront plus  leur atmosphère d’antan, qui  rendait leurs missions passées  si vraies, presque  palpables, parmi lesquels,  l’âme confiante du poète pouvait encore flâner en toute sérénité, si fière que le berceau de l’héritage des traditions de  sa « notre »  chère Provence,  perdure au-delà des époques.  
     Mais en même temps, comment freiner ces nouvelles technologies, ces transformations  « désign’ » ? Visant à recréer  un nouvel environnement,  certes plus adapté à l’approche des nouvelles générations car certainement plus épuré,  mais qu’en penserai Mr Mistral ?  N’est-ce pas aux membres du Félibrige de juger si l’âme du Muséon  Arlaten  mérite d’être  ainsi dénaturée ?  
«  Je me permets cette remarque Mr Baudin, car j’ignore à ce jour, si cette décision de transformation peut-être contestée par les amis de Mr Mistral »
Lorsque j’ai lu ci-dessus:
"nous pouvons dire : adieu ! au Muséon Arlaten, tel que l’avait conçu et installé Frédéric Mistral"
J’y ai vu une sorte de renoncement… Je prie pour qu’au moins, son nom soit, lui, sauvegardé !
    Ces progrès, qui  ont entamé presque timidement leur essor à la fin du 19ème siècle, sont ceux-là même, qui ont alerté Mr Mistral de la lame de fond qu’ils allaient soulever, visant à engloutir toute trace d’un passé glorieux,  tels que les us millénaires de notre chère Provence.  Ces technologies n’ont d’ailleurs de cesse de se développer avec une rapidité et une diversité affolante, voire inquiétante…
     Mr Mistral a voulu à juste titre, protéger les milliers de témoignages d’une illustre époque,  en les  entreposant  au sein d’une paisible atmosphère proche de leur contexte d’origine.  Parquets, plafonds, murs  et tout naturellement  un doux parfum d’autrefois nous accompagnait tout au long de la visite …. Loin de moi, l’idée de remettre en cause les compétences de  « Mr » l’architecte, qui vit avec son temps,  cependant j’espère juste que les transformations modernes de ces pièces, ne vont pas définitivement ôter  toute l’authenticité de ce lieu, dans lequel  l’on venait  aussi  pour se recueillir et ne vont pas nous  priver à jamais de cette douce atmosphère d’autrefois, qui  nous  entraînait à travers les prés.      « J’y ai même aperçu Mirèio  qui s’en allait aux Saintes Maries… » : )
PS:   Mais en y réfléchissant !   Il n'est pas impossible non-plus, que Mr Mistral se réjouisse, face à cet élan de renouveau, visant  à moderniser le berceau des témoignages culturels de son époque: La question est posée... 
Vivo  Muséon Arlaten * vivo  prouvènço*         Denise Delage Hémery
 

Le 04-06-2016 à 09:21:49

Avatar Michèle TRAMONI

J'ai lu avec attention tous les commentaires qui ont été faits au sujet de la réhabilitation du Musée Arlaten d'Arles. Je ne me répandrais pas plus que nécessaire, car tout ce qui a été dit est parfaitement fondé, et j'y souscrit totalement. Néanmoins en Provençale que je suis jusqu'au plus profond de mon être, je déplore effectivement, que si réhabilitation il y a, elle ne se fasse pas, dans le respect de la création et de la volonté de" Frédérick Mistral. La mémoire est non seulement une richesse, mais un bien essentiel, qui demande que nous soyons très respectueux du message qu'elle véhicule.
Comment bien avancer si l'on ne sait pas véritablement d'où l'on vient, et que de plus en plus on a tendance à minimiser les choses en les qualifiant de détails?
Réhabiliter, oui, mais dans le respect de la création initiale. Que seraient nos magnifiques cathédrales, si l'on décidait de les restaurer de manière contemporaine? Que resterait-il de cette magie qui a traversé les siècles et qui nous émeut toujours auatant, que nous soyons croyants ou pas?
Je souhaite ardemment que tous ces appels aient trouvé un véritable écho, auprès des décideurs. Michèle TRAMONI Le 8 juin 2016

Le 08-06-2016 à 18:20:51

Avatar Denise Delage Hémery

  Merci à Michèle d'avoir pris de son temps pour émettre un avis sur le site de Mr Gérard Baudin, concernant la rénovation prochaine du Muséon Arlaten. J'espère juste que les amies Provençales, que je viens de sensibliser au sort de ce " vénérable géant ",  prendrons elles aussi la "plume" pour encourager une rénovation intérieure qui doit s'effectuer dans le respect de la tradition. Certes le consolider et le restaurer mais l'aspect doit demeurer  tel, que le jour où Mr Mistral la confié au conseil départemental des bouches du Rhône. Frédéric Mistral est toujours parmis nous, parce-qu'un poète ne disparait jamais, il se met juste en retrait pour ne pas contrarier l'ordre établit par Dieu*

Le 09-06-2016 à 17:43:54

Avatar Hélène BOTTASSO

J'ai vu la vidéo de ce splendide Musée,  En accord avec les messages inscrits ci-dessus, que dire de plus...Mesdames Hemery et Tramoni, ainsi que Monsieur Fulconis ont trés bien commenter la situation relative au Musée.Si la réhabilitation doit se faire j'espère que les autorités tiendront compte de la volonté de Monsieur Fréderic Minstral..

Le 09-06-2016 à 17:53:39

Avatar Arlette LONG SEPTEMBER

 Il serait dommageable de moderniser ce musée, ce qui enlèverai l'âme de ce lieu cher
à Frédéric MISTRAL Notre amie Denise ressent bien cet aberration  . Je suis de tout coeur avec elle .



                                                                            Le 11-06-2016

Le 11-06-2016 à 18:12:24

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