MUSEON ARLATEN II ...

LE MUSEON ARLATEN II, C'EST PARTI...

 

Après en avoir fait l’annonce en grande pompe (le 19 septembre 2015) et après 7 ans de fermeture, le chantier de rénovation a enfin commencé.

Un détail dû au retard... Une grue érigée sur la rue de la République ayant indisposé la mairie, il fallu la démonter et la remonter dans un emplacement moins visible...

Le vendredi 7 octobre 2016 en Arles, Madame Martine Vassal, présidente du Conseil départemental des B.D.R. dans une ambiance plus feutrée qu'en 2015, a donné le coup d’envoi de l’œuvre de restauration de notre trés cher Museon Arlaten.

La date pressentie pour l'ouverture des portes du Palais du Félibrige : 2019.

Un chiffre : le Conseil départemental consacre près de 22 millions d’euros à la rénovation.

 

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BIENTÔT LE MUSEON ARLATEN II ?

 

Il fallait être à Arles ce samedi 19 septembre 2015.

Ce matin-là, dans la Chapelle des Jésuites du Museon Arlaten, une assemblée d’élus, de félibres et d’invités, venait entendre la Présidente du Conseil départemental des Bouches du Rhône annoncer une nouvelle, ô combien attendue.


La Présidente du Conseil départemental commença son discours par les remerciements d’usage pour leur présence, spectateurs du premier rang : un député européen, des conseillers départementaux, le maire d’Arles, des maires de communes environnantes. La Présidente poursuivit ses remerciements à l’adresse de la conservatrice en chef et directrice du muséon pour le travail accompli et celui à venir.


Sur les ailes du premier rang se distinguait quelques jolies dames en costume traditionnel d’Arles et de Provence. La présidente se tournant vers elles, saluait la reine d’Arles accompagnée de deux demoiselles d’honneur. Assis à côté de la reine d’Arles, le Capoulié du Félibrige, présenté quelques minutes auparavant à la Présidente, lors de l'arrivée de celle-ci à la Chapelle des Jésuites. Mais, poursuivant ses remerciements, Madame la Présidente “oublie” de saluer publiquement le Capoulié. Inutile de dire l’étonnement, voire le courroux intérieur de quelques majoraux et félibres présents. Cependant, le Capoulié, 14ème successeur de Frédéric Mistral - placé par le protocole à un endroit bien loin de celui que méritait sa charge - dans sa sagesse de haut responsable du mouvement félibréen, restait impassible.  Erreur de la part du protocole ? Oubli des conseillers dans la rédaction du discours ? Bref, comme nous l’avons déjà noté dans un article précédent (lire : Le Museon Arlaten est-il en péril ?), il est une méconnaissance certaine du rôle et de la stature du Capoulié du Félibrige dans les cabinets du Conseil départemental des Bouches du Rhône.

Bien heureusement, le maire d’Arles, en prenant la parole, saluait la présence du Capoulié. Pour les félibres, l‘annonce de la bonne nouvelle n’atténua pas pour autant ”l’oubli félibréen”.

 

Après six années de fermeture, la présidente annonçait officiellement l’engagement des travaux de rénovation et d’installation du MUSEON DARLATEN (sic). Eh oui ! Museon  d‘Arlaten ou Darlaten ? (comment était-ce écrit sur la feuille de son discours ?), DARLATEN répété à plusieurs reprises par la Présidente, née à Marseille.

 

Cette déformation d’appellation de l'un des plus anciens musées ethnographiques écorchait nos oreilles pour un dossier de poids...financier, historique et culturel. Certains nous diront que la présidente n’a pris son mandat que depuis le 2 avril 2015. Est-ce bien une excuse pour une active personnalité politique, conseillère générale depuis 2002 ?

 

Vint ensuite l’architecte chargé de la rénovation qui présenta son projet. Au vu des nouvelles dispositions de sécurité, auxquelles s’ajoutent les modernités du XXIème siècle, nous pouvons dire : adieu ! au Museon Arlaten, tel que l’avait conçu et installé Frédéric Mistral.

 

Bientôt, bonjour au (futur) Museon Arlaten II. Pour 22 millions d’euros, les trois étages seront remodelés, certains planchers réhaussés, murs épurés ; une installation muséologique, scénographique, audiovisuelle, plus contemporaine ;  vitrines et éclairages modernisés, murs et outils numériques... Dans un écrin bientôt tricentenaire, lavé, brossé, restructuré, les 40.000 objets collectés par Frédéric Mistral pourront - peut-être - retrouver leur place, leur âme et celle du poète... à défaut de leur univers d’antan choisi et soigneusement aménagé par son créateur.


Pour l’heure, le trésor mistralien repose au CERCO, Centre d'Etude, de Restauration et de Conservation des Œuvres.

 

En mémoire de ce que fut le museon, ces images d’intérieur sont désormais des documents d’archives historiques. Elles garderont définitivement l’authenticité de la création du musée des traditions, du musée du Félibrige et donc musée du peuple comme le définit dans sa déclaration, le 21 mai 1899, le docteur Marignan, premier conservateur, lors de l'inauguration du premier muséon.

 

 

 

 


Fasse que le triste jour de fermeture du 29 octobre 2009 soit maintenant vite oublié et attendons dans  l’impatience, l’ouverture, en 2018, du MUSEON ARLATEN II

 

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