Le Provençal pour ne pas perdre son Latin

Dans notre incessante quête de documents et objets liés au poète provençal Frédéric Mistral, tout en étudiant les nombreuses biographies qui lui sont consacrées, deux éléments ont retenu la raison de ces quelques lignes illustrées.

 

Ormis ses poèmes Mirèio, CalendauLou Pouèmo dóu Rose, Lis Isclo d’Or, Reino Jano, Nerto, Lis Oulivado et autres réalisations comme Le Félibrige, un dictionnaire Provençal Français, un musée... Mistral a traduit la Genèse… en 50 ans, à raison d’un chapitre par an.

Ce travail enfin terminé, il fit éditer son ouvrage en 1910, présentant le texte en Latin, en Français et la traduction en Provençal.

 

Une autre traduction de Mistral, mais qui est moins connue, est le Pater. Cette traduction se trouve gravée à …Jérusalem.

Cela nécessite un bref rappel historique.

En 1856, La Princesse de la Tour d'Auvergne (Aurélie de Bossi, 1809-1889), née en France de parents italiens, acheta le site et construisit l'église actuelle tout près de la Grotte primitive.

La Princesse de la Tour d'Auvergne avait une dévotion particulière à la fois pour la Grotte et la Prière du Seigneur. Cependant, la Princesse n'a jamais vu la Grotte parce que son emplacement exact sur le Mont des Oliviers n'était pas connu.    


Après quelques recherches et aidée par son intuition, elle émit l'idée du lieu où la Grotte pouvait se trouver enterrée. En effet, les fouilles effectuées par les Pères Blancs en 1911 permirent de trouver la Grotte à l'endroit exact où la Princesse avait prédit qu'elle était.

Pour faire partager sa dévotion à la Prière du Seigneur, la Princesse fit apposer dans l'Eléona, 39 plaques en céramique en autant de langues. Aujourd'hui, il y a 139 plaques et le site est un passage obligé sur l'itinéraire emprunté par les Chrétiens de toutes obédiences.

La Princesse de la Tour d'Auvergne avait voulu un monastère rattaché à la Grotte, comme un témoignage de prière perpétuelle. On dit que l'idée d'un Carmel lui fut inspirée dès 1868 par le dernier architecte du monastère, un ancien diacre Carme, Jean Guillemot.

 

Parmi les autres lieux de dévotion se trouve l’Eglise du Pater Noster. Sur les murs du monastère de la Sainte bâtisse sont scellées 1377 traductions du Pater Noster en langues nationales et dialectes. Avec le Français, se trouvent sept traductions en langues régionales : en alsacien, en basque, en béarnais, en breton, en catalan, en occitan et, une traduction en provençal, faite par Frédéric Mistral.

Une biographie mistralienne rappelle que le poète fit deux traductions de la prière. L’une, en vers et en provençal, gravée sur une plaque de marbre est scellée à Jérusalem, au Mont des Oliviers, dans le Cloître du Carmel. L’autre, en prose, aussi à Jérusalem, se trouve dans l’Eglise du Pater Noster.

 

 

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