La Damote

Au début du XXe siècle, le port des costumes locaux se perd de plus en plus ; même en Bretagne, on peut prévoir le moment où le paysan renoncera à son vêtement national.

C’est dans cet environnement poussé par le modernisme qu’un auteur marseillais décide de protester. Il le fait en écrivant une pièce en un acte : La Damote

L’auteur s’appelle Elzéard Rougier, né le 4 novembre 1857 à Marseille. Prosateur et poète de talent, il fut aussi un ardent défenseur et promoteur du santon d’argile marseillais, avant de décéder à Septèmes, le 12 décembre 1926.

Ses premiers écrits remarqués remontent à 1880 par un volume de vers intitulé : Le Journal du volontariat d’un an. Sa signature se trouvera ensuite dans de nombreux journaux locaux : Vingt ans, fondé par lui-même, Le Pilori, Mireille, Les Annales de Provence, Le Midi Libre, La Revue littéraire et artistique etc…, etc…

En 1900, La Damote est un genre de femmes qui n’est pas spécial à la Provence ; on la rencontre partout. Il s’agit d’une paysanne qui veut s’habiller comme une dame et parler français comme une dame.

Par cette pièce, l’auteur s’affiche dans la grande pensée de propagande décentralisatrice, soutenue et propagée par Frédéric Mistral et le Félibrige.

- « Une petite pièce exquise, en vers harmonieux et sonores » écrit en 1907 Antoine Albalat (1856-1935), romancier et critique, dans l’hebdomadaire Ma Revue.

 

Cette carte postale, réveillant La Damote, tout aussi oubliée que son auteur, devient une intéressante archive documentaire.

 

On y reconnaît : 

1 - Elzéard ROUGIER, l'auteur,

 

2 - Valère BERNARD (1860-1936)

artiste peintre, graveur, poète, Capoulier du Félibrige de 1909 à 1919

 

3 - Berthe RUAT (1886-1913),

fille de Paul RUAT, (1862-1938), libraire-éditeur.

 

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