Mistral agressé, aujourd'hui rénové

En parcourant les  villes et villages de Provence et du pays d’Oc, il est fréquent de trouver une voie, une place, une stèle ou une statue en hommage à Frédéric Mistral.

 

Le monument le plus célèbre reste assurément celui élevé du vivant du poète, en 1909, Place du Forum, à Arles.

 

A Marseille, il existe deux avenues Frédéric Mistral. Une dans le 13ème arrondissement et l’autre dans le 8ème. 

 

On peut aussi contempler dans la cité phocéenne, un buste du poète, façonné par Louis Botinelly (1883-1962), juché sur une colonne de pierre, sur la terrasse du Parc Longchamp, inauguré en 1932.

 

Mais vers la fin de 2010, un autre buste apparut.

 

Il s'élève sur la petite Place Théo Lombard, jouxtant le parc de la mairie des 6ème et 8ème arrondissements.

 

 

Depuis 1997, il y avait là une stèle posée au sol, à la mémoire du célèbre avocat, avec cette inscription : Maître Théo Lombard 1908-1989 – Docteur en Droit – Adjoint au Maire de Marseille – Chevalier de l’Ordre de Malte.

 

La placette ayant été réaménagée pour un parking (payant), la stèle de Me Théo Lombard a été déplacée et posée à l’entrée de l’immeuble de l’Etat Civil.

 

 

Pratiquement à l’endroit de la stèle, il a été élevé une colonne de marbre noir sur laquelle repose un buste en pierre reconstituée, à l’image de Frédéric Mistral, bien plus voyant d’ailleurs que la stèle auparavant.

 

Ce buste est une réplique de celui réalisé en 1934 par le sculpteur marseillais Constant Roux (1865-1942), dont un multiple se trouve au Muséon Arlaten à Arles et deux autres au musée des arts et traditions populaires de Château Gombert.

 

Cependant, le déplacement de la stèle Th. Lombard et l’érection du buste F. Mistral, oeuvre jugée par certains trop petite par rapport à la placette, n’ont pas été appréciés de tous. Un article critique en fait foi dans un exemplaire du journal du CIQ Saint-Giniez – Prado Plage.

 

Quand même pas de quoi faire une révolution.

 

              Constant ROUX et son œuvre. Phot. coll. de l'auteur

 

Mais voilà ! Entre les mois de janvier et juin 2012, le célèbre chapeau de notre Mistral a perdu de sa superbe, sa barbiche n’existe plus et son visage, amputé de son nez, fait peine à voir. Pour parfaire son outrageux saccage, le démolisseur a aussi cassé les angles du buste.

Enfin, en signature d'insolence, un "graf" s'ajoute près de l'épaule droite (à gauche sur la photo) du poète.

 

 

Clichés : Cigalon

 

Pour comble d’ironie, il est gravé en lettres d’or, à l’arrière de la colonne, une phrase, traduite en français, extraite du discours que fit Mistral le 25 novembre 1882, au cercle artistique, aujourd’hui, lycée Montgrand : "Je souhaite, mes chers amis, que Marseille, si hospitalière, devienne  la capitale de l’empire du soleil."

 

 

Alors, vengeance d’un minable mécontent ou vandalisme crétin comme la cité phocéenne en subit trop souvent ?

 

Voilà bien une curieuse hospitalité marseillaise…

 

Cigalon – 29 août 2012

 

 

BRAVOS ET GRAND MERCI A LA MAIRIE BAGATELLE.

 

Mistral a retrouvé sa belle et noble allure.

En début du mois de septembre 2013, les services culturels et techniques ont remplacé le buste de Frédéric Mistral trônant place Théo Lombard.

 

Fasse que les "crétins" d'hier n'inspireront pas de nouveaux vandales.

 

Le samedi 12 avril 2014, dans le cadre des commémorations du centenaire de la mort de Frédéric Mistral, une manifestation autour du monument puis à la mairie Bagatelle s'est déroulée dans la ferveur et l'harmonie de cet historique événement.

 

Cette rencontre, présidée par le Capoulié du Félibrige et le maire de secteur a réuni félibres, majoraux et élus de la mairie de secteur dans un même esprit de maintenance de la juste tradition. 

Cigalon – Avril 2014

 

    

- photos : CDCFM le 18/10/2013 -

 

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