1913- 2013, il y a 100 ans, les derniers triomphes

Comme chacun le sait, en cette année 2013, Marseille se veut la capitale européenne de la culture.

 

Pour les Provençaux, les mainteneurs, les mistraliens, 2013 est aussi et surtout, le centenaire des derniers triomphes de Frédéric Mistral.

1913

Embrassant ses 83 printemps, 1913 fut la dernière grande année pour le poète provençal Frédéric Mistral.

Au mois de
mars 1913, suite à la proposition du savant astronome Camille Flammarion (1842-1925), ami de Mistral, un astéroïde tournant entre Mars et Jupiter, découvert le 27 mars 1906 par Max Wolf (1863-1932) et portant le n° 594, est nommé MIREILLE.


Le 2 juin 1913, invité à Arles par Mgr de Cabrières, le poète assiste avec son épouse aux Fêtes Constantiniennes, présidées par le Cardinal.

 


Le 23 septembre 1913, Mistral inaugure à Avignon, dans le calme jardin du Rocher des Doms, le buste de son ami Paul Vayson (1842-1911), peintre paysagiste et de scènes agrestes.



En cette année 1913, comme par pressentiment, chaque apparition publique du chantre de la Provence se fait événement joyeux pour le peuple de Provence.

Chacun de ces évènements nous laissent de précieux et rares documents évoquant ces illustres journées.Voici les derniers grands triomphes de Frédéric Mistral en commençant par :


10, 11, 12, 13 Mai 1913

Sainte Estelle à Aix en Provence.

(La dernière avec F. Mistral)

 

Dimanche 11 mai - 15h à 17h. - Fête provençale

 

 

Lundi 12 mai - 11h. - Frédéric Mistral à l'Hôtel de ville.

 

 

Lundi 12 mai - vers 12h. - Frédéric Mistral allant à la Faculté de Droit.

 

Alors que la voiture passe sous la voûte de la Tour de l’Horloge, l’un des étudiants, Bernard de Montaut-Manse (1893-1958), sort de la foule et s’écrie : “Maître, si les bêtes peuvent portent les hommes, les hommes doivent porter les Dieux.” C’est alors que d’autres étudiants détellent les chevaux, se saisissent des brancards et entraînent le landau vers la Faculté. Le parcours se fit sous les vivats d’une foule délirant d’enthousiasme.

 

Lundi 12 mai - 12h. - Frédéric Mistral devant Faculté de Droit.

Discours de Frédéric Mistral :

“Jouvènço rimo emé Prouvènço, e l’óumage que me rendès, à iéu pouèto prouvençau, es l’espressioun escrèto de l’afecioun qu’avès pèr nosto terro maire.
Gardas la longo-mai, l’afecioun patrioto que vous  acampo à moun entour ! Gardas lou longo-mai l’amour de nósti tradicioun! Gardas voste respèt pèr la lengo di rèire, qu’es aquelo dóu pople e pèr tóuti li causo que signalon nosto raço ! Gardas noste bèu gàubi de Prouvençau fidèu e gardas, vous dirai, meme vósti ilusioun, car li cresènço de jouinesso soun lou soulèu levant que rejouïs touto la vido.”

 

Traduction :

“Jouvence rime avec Provence, et l’hommage que vous rendez au poète provençal est l’expression secrète de l’affection que vous avez pour notre terre maternelle.
Gardez-la longtemps, cette affection patriotique qui vous réunit autour de moi ! Gardez-le longtemps, l’amour de nos traditions ! Gardez votre respect pour la langue des aïeux, qui est celle du peuple et pour toutes les choses qui signalent notre race ! Gardez votre belle élégance de Provençaux fidèles et gardez, vous dirais-je même vos illusions, car les croyances de la jeunesse sont le soleil levant qui réjouit toute la vie.”

 

Lundi 12 mai - 12h.30 - Le banquet.

 

Lundi 12 mai - 16h. - Choix de la Reine

La Reine Marguerite Priolo reçoit le compliment de Bruno Durand, lauréat des Jeux Floraux septenaires

 

de G. à D. : Bruno DURAND, Magali de BARONCELLI (Reine sortante), Mme MISTRAL,

Frédéric MISTRAL, Marguerite PRIOLO Reine du Félibrige, Joseph d'ARBAUD

 

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15 Juin 1913 -

Arles - Festo Vierginenco.

(La dernière à laquelle F. Mistral participa)

 

La première Festo vierginenco, appelée alors Fête Parthénienne, s’est déroulée modestement le 17 mai1903 dans une étroite salle de l’ancien Muséon arlaten, au deuxième étage du Tribunal de Commerce, à Arles. Réunies autour de Frédéric Mistral, 28 demoiselles, ayant porté pour la première fois dans l’année le costume traditionnel, recevaient des mains du Maître un diplôme dessiné par Léo Lelée. L’année suivante, le 4 avril 1904, la fête a lieu dans le cadre du théâtre antique où plus de trois cent jeunes provençales reçoivent des mains du poète le diplôme et une ravissante médaille en vieil argent l’effigie de Mireille, gravée par le sculpteur médailleur brestois Ferdinand Gilbault (1837-1926).

 

Mais, pendant les neuf ans qui suivirent, pour diverses mauvaises raisons, la fête n’a pas eu lieu. Ce n’est que le 15 juin 1913, après de nombreuses démarches, que la belle manifestation retrouve le théâtre antique d’Arles. Demandé à Sceaux, où l’on inaugure un buste à la mémoire de Paul Mariéton, décédé le 24 décembre 1911 à Nice, mais aussi appelé aussi dans le petit village de La Treille, Mistral décline les invitations. Aux félibres parisiens il adresse ce message : “Le dimanche qui vient, 15 juin, pendant que là-haut, à Sceaux, vous allez inaugurer le buste de notre ami Paul Mariéton, nous autres ici, en Arles, nous célébrerons la Festo Vierginenco et quatre cents jeunes filles, fleurs authentiques de la race, viendront promettre, devant nous, de garder longtemps encore le costume arlésien.

Tout cela, clairement, c’est la Provence en corps et âme qui vit et revit, belle et glorieuse sous le soleil de France : Mariéton qui a été si longtemps l’apôtre de la Cause félibréenne et dont le souvenir reste en fleur depuis Orange jusqu’à Paris, - et nos belles Provençales qui empêchent les Félibres de renier la Provence et qui à tous les yeux prouvent que la Provence est aujourd’hui, comme toujours, un foyer de beauté ! Donc à Paul Mariéton un baiser de nos fillettes qui l’ont pour amoureux et de moi, Maillanais, une couronne de lauriers, de lauriers de mon jardin, car il fut mon grand ami.”

 

 

Le théâtre antique d’Arles est comble, ce 15 juin 1913. Elles sont six cents demoiselles venues recevoir des mains du vieux poète, leur diplôme et la médaille commémorative. Mistral leur adresse ces paroles :

“Le poète de Maillane que vous connaissez toutes, est heureux de vous saluer et de vous féliciter dans le beau triomphe de cette FestoVierginenco. Car Mireille, c’est vous qui l’avez inspirée, et l’auteur de Mireille, aujourd’hui, vous crie : Merci !”Puis, en chantant les couplets de La Fête Parthénienne toutes défilent devant le Maître pour retirer leur certificat et une nouvelle médaille l’effigie de Mireille.

 

Arles - 15 juin 1913 - Festo Vierginenco. Remise des diplômes et médailles par F. Mistral.

 

Arles - 15 juin 1913 - Festo Vierginenco. Quelques amis accompagnent F. Mistral.

De G. à D. : Frédéric MISTRAL, Pierre-Antide Edmond BIGAND-KAIRE (1847-1924), capitaine au long cours, ami de Mistral et de nombreux littéraires, artistes peintres et sculpteurs. 
Entre eux, Dr Paul MELCHIOR-ROBERT (1862-19??) chirurgien des hôpitaux de Marseille depuis 1896 ;

puis  ???? et Charloun RIEU, (1846-1924) le poète paysan.

 

Pour l'anecdote :

Le fauteuil sur lequel est assis Frédéric Mistral est celui d'une paire (sur l'autre est Mme Mistral) réalisée à l'occasion de la visite en Provence de l'empereur Napoéon III et de l'Impératrice, en septembre 1860.

Cette paire de fauteuil était visible (avant sa renovation) au Muséon Arlaten.

 

Arles - 15 juin 1913 - Festo Vierginenco. -  Mme Mistral et le poète

 

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22, 23 Juin 1913

Villeneuve les Avignon

Fêtes provençales - Jeux Floraux

présidés par F. Mistral.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Huit jours après les Festo Vierginenco, s’ouvrent, sous la présidence de Frédéric Mistral, les jeux floraux de Villeneuve les Avignon, organisés entre autre au profit d’une œuvre de charité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la Colline fleurie de Saint-André, les Fêtes Provençales et Jeux Floraux débutent le dimanche 22 juin. A 1 heure 30, les organisateurs souhaitent la bienvenue à Frédéric Mistral, aux félibres et autres invités.

 

22 juin 1913. Arrivée de Frédéric Mistral, accompagné de

Mme Maurice Verdet-Kleber, l'épouse du maire de Villeneuve les Avignon.  (Photo-carte

 

Vers 2h 30 le Dr. Joseph Fallen, baile du Félibrige, présente le déroulement de la fête à la municipalité, puis lit le discours du Capoulié Valère Bernard retenu par ailleurs.

 

 

Le chant de la Coupo est ensuite interprété par M. Beunier baryton du théâtre d’Avignon, accompagné par la chorale de Villeneuve.

Tout au long des deux journées, Cour d’amour, poèmes, chants, farandoles et distractions retiennent et charment des milliers de visiteurs.

 

 

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6, 7, 8 Septembre 1913

Saint Rémy de Provence - Fêtes du cinquantenaire de la composition de Mireille par Ch. Gounod

sous la présidence et en la présence de F. Mistral.

 

 

 

 

Voilà déjà un demi-siècle que Charles Gounod est venu en Provence, à Saint-Rémy d’où, quelques années après il rapportait : “littéralement grisé de joie ; les motifs me venaient à l’esprit comme des vols de papillons, je n’avais qu’à étendre le bras pour les attraper.” En ce début septembre 1913, cela fait vingt-deux ans que le musicien est décédé. Mais la Provence et Mistral se souviennent et souhaitent commémorer le cinquantenaire de la composition de l’opéra Mireille par Gounod.

 

 

 

 

 

 

Les festivités se veulent grandioses, à la mesure de la personnalité du musicien honoré... et de ceux qui viennent l’honorer, magistralement préparées par le Président du Comité, Antoine Blain.

Les fêtes se déroulent sous la présidence effective de M. Léon Bérard, député et Sous-Secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts, Frédéric Mistral, Mademoiselle Marguerite Priolo, reine du Félibrige, Jean Gounod le fils du musicien, Emile Loubet, ancien Président de la République Française.

Parmi les Membres du Comité de Haut Patronage dont S. A. S. le prince de Monaco, Marquis de St-Rémy et des Baux on relève des personnalités politiques, du monde des arts, des lettres, de la musique. Tous les habitants sont appelés à participer aux festivités. L’artiste peintre et illustrateur David Dellepiane réalise l’affiche officielle des fêtes du cinquantenaire.

Une fois encore, un programme impressionnant – trop important pour le présenter ici - ne laisse aucune oisiveté aux visiteurs.

 

 

 

Le buste de Gounod, inauguré le samedi 6 septembre, fut façonné par Antonin Mercié, né à Toulouse le 30 octobre 1845, considéré comme l’un des sculpteurs officiels de la IIIe République

 

C’est encore Antonin Mercié que Mistral appelle pour réaliser une Mireille, celle qui s’élève, depuis le 26 septembre 1920, dans son attitude douloureuse et pathétique, face à l’église des Saintes-Maries-de-la-Mer.

 

En souvenir de ce jubilé, une réduction de la statue fut proposée en souscription par l’hebdomadaire Les Annales Politiques et Littéraires. A disposition pour 120frs, la statuette mesure 70 cm ; un socle en marbre, rouge antique ou vert de mer était en option. A chaque souscripteur il est offert un exemplaire de Mireille - celle de Mistral – « édition du cinquantenaire », brochée ou reliée - imprimée au nom du souscripteur et ornée d’une dédicace manuscrite du poète. Ainsi, l’héroïne provençale survit par un livre, un opéra et une œuvre d’art. Pendant ces fêtes, Saint-Rémy reçut chaque jour, plus de quinze mille visiteurs.

 

 

 

 

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14 Octobre 1913

Visite du Président de la République en Provence et

à Maillane, chez F. Mistral.

 

Le matin du 14 octobre 1913, après voir passé deux jours à Marseille, le Président de la République Française, Raymond Poincaré, part de la gare Saint-Charles pour Arles. Il fait une rapide visite des arènes où des groupes de jeunes filles en costumes traditionnels évoluent au son des tambourinaires.

 

Après cette courte étape, le train repart pour s’arrêter en gare de Graveson. Bien qu’élevée sur la ligne du PLM, la petite station, à peine plus grande qu’une maison de garde-barrière, voit passer à toute allure les rapides luxueux. Seul le modeste petit train omnibus fait une courte halte pour déposer ou enlever les quelques voyageurs pour les villages voisins. Mais ce 14 octobre1913, le train présidentiel s’immobilise devant la modeste gare dont les fenêtres s’ornent de drapeaux tricolores. Un dais aux couleurs de la République confirme l’importance du visiteur. Dès sa descente du train, une automobile conduit le Président à Maillane, chez le poète Frédéric Mistral.

Il est onze heures lorsque Mistral écrase un petit cigare qu’il venait de fumer pour tuer l’impatience et s’avance dans le jardin.

 

Au même moment, précédé par le préfet et un général, tous deux en grande tenue, apparaît le président.

Le Président et le poète sont tête nue. Les deux hommes s’avancent l’un vers l’autre pour une émouvante accolade longuement applaudie. Puis, de sa voix distincte, autoritaire et sèche, le Président prend la parole : Cher et illustre Maître, à vous qui avez élevé, en l’honneur d’une terre française, des monuments impérissables ; à vous qui avez éclairé de votre soleil nos imaginations assombries ; à vous qui avez relevé le prestige d’une langue et d’une littérature dont notre histoire nationale a lieu de s’enorgueillir ; à vous qui avez dressé dans nos souvenirs les figures immortelles de Vincent et de Mireille, de Calendal et d’Esterelle ; à vous qui avez chanté, en des stances inoubliables, les magnanarelles et les gardians ; à vous, le noble poète du Rhône et des Iles d’Or; à vous qui, en glorifiant la Provence, avez tressé à la France elle-même une verdoyante couronne d’olivier ; à vous que, il y a plus d’un demi-siècle, Lamartine saluait déjà comme un nouvel Homère et dont le premier livre lui apportait, disait-il, dans sa mélancolique retraite, une goutte de rosée, une haleine du matin, un rayon de lumière ; à vous qui avez vécu entouré de l’admiration universelle et qui êtes resté fidèle à votre cher mas de Maillane ; à vous dont les générations futures se passeront, à travers les âges, comme des fleurs qui ne faneraient pas, les poésies divines ; à vous, auguste Maître, j’apporte aujourd’hui le témoignage de reconnaissance de la République et de la grande patrie.

Les applaudissements saluent le discours présidentiel.

 

Visiblement ému, le poète répond : Monsieur le Président, je me garderai bien de prendre pour moi seul le grand honneur que vous me faites. En venant saluer dans son humble village le poète provençal qui ne l’a jamais quitté, vous témoignez très haut vos sympathies de patriote pour ce régionalisme dans lequel notre France aura, j’en ai foi, son rajeunissement. Ils sont nombreux de plus en plus ceux qui, pour conserver la beauté du pays et le bonheur d’y vivre, souhaitent le maintien de ce qui a fait le charme de nos vieilles provinces : les dialectes et toutes variétés qui expriment la vie d’un peuple vraiment libre et qui enracinent la race au terroir des ancêtres. La province, avec son nom et sa délimitation d’origine immédiate, la province avec son histoire inscrite sur ses monuments, son climat, ses paysages où l’habitant est appareillé, démontre clairement qu’elle ne veut pas mourir. Et elle ne mourra pas, cette mère des paysans et des soldats de France! J’en atteste les cuirassés de la flotte française, sur lesquels refleurissent les noms de la Lorraine, de la Bretagne, de la Provence. <> dit un proverbe provençal. Monsieur le Président, soyez remercié pour la signification qui surgit de votre voyage au cœur de nos provinces trop dédaignées depuis quelques siècles et que votre tour de France, si justement applaudi, soit un réconfort pour leur reviviscence.

Mistral, ayant fait porter le Registre des délibérations chez lui, après les discours chaleureux de chacun, c’est dans le salon de sa maison, sur le guéridon époque Napoléon III, que le Président signe le Registre. Une simple signature “emprisonnée” entre deux textes de délibérations et qui aurait pu se fondre dans les signatures des conseillers ratifiant la délibération portée au-dessus. Mais pour éviter cela, on peut lire ““acò is la signaturo dóu Presidènt de la Républico Ramoun Poincaré, lou jour que venguè à Maiano vèire lou felibre maianen, 14 d’oùtobre 1913, F. Mistral.“.“ En marge, réservée à l’objet de la délibération, une main appliquée a écrit : « Signature du Président de la République Monsier Poincaré et autographe de Monsieur Frédéric Mistral poète de Maillane. Le 14 octobre 1913. »

Madame Mistral servait ensuite un vin d’honneur.

A midi, Mr. Dervillé, président du conseil d’administration du P. L. M. offre un déjeuner dans le wagon présidentiel, en gare de Graveson. Sous les acclamations des maillanais, la voiture emporte vers Graveson le Président saluant les villageois de son haut-de-forme. Le Poète, souriant et coiffé de son grand feutre salue de la main.  A table, Mistral est assis à la droite du Président.

 

Voici le menu servi :

Hors d’œuvre

Truite de rivière au beurre noisette

Baron d’agneau sauce nivernaise

Céleri braisé au madère

Soufflé aux fraises

Corbeille de fruits

 

1 - Paul Peytral (1842-1919), sénateur des B.du Rh. - 2 - Stéphane Dervillé (1848-1925), Pt. du PLM.
3 - André Lefèvre (1869-1929), conseiller général des Bouches du Rhône.
4 - Joseph Thierry (1857-1918), député des Bouches du Rhône
5 - Président de la République Raymond Poincaré -  6 - Frédéric Mistral  
7 - Léon Mauris (185?-1929), directeur du PLM de 1907 à 1919

 

Le repas achevé, alors que le poète regagne sa maison de Maillane, le Président se rend à Avignon où un accueil enthousiaste lui est réservé.

 

En concluant son article sur la rencontre de Maillane, un journaliste écrivit : Un chef d’Etat a rencontré un autre chef d’Etat.

 

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Contact : cdcmistral@free.fr

 



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