NOSTO LENGO

 

En suite à quelques réactions concernant l'article : Le provençal une langue d'oc moderne, il nous a semblé utile de rapporter ici une mise au point faite par le Félibrige.

Cette piqûre de rappel, eh! oui!, il faut sans cesse répéter pour être entendu, permettra à chacun d'en faire son levain.

 

Pas de dérives, de démesures ou de subjectivités
FAISONS LE POINT

Le Félibrige, fondé en 1854 par Frédéric Mistral et six autres jeunes écrivains provençaux, est sans doute la plus ancienne Association qui a pour but de défendre et promouvoir une langue et une culture régionale, en l’occurrence la langue d’oc.
- Frédéric Mistral a rédigé le monumental dictionnaire de la langue d’oc « lou Tresor dóu Felibrige » : 2200 pages, 80 000 entrées ; de ce fait Mistral a codifié et normalisé l’écriture de la langue d’oc tout en exprimant par l’orthographe employée les différentes nuances des parlers de chaque pays d’oc. Cet énorme travail lexicographique a été une des raisons essentielles pour lui attribuer le Prix Nobel de littérature (1904).

 

La page de titre de ce dictionnaire dit qu’il est le “Dictionnaire provençal-français de la langue d’oc moderne”, expliquons :
- Provençal-français : chacune des entrées commence par le mot provençal, à la suite de celui-ci sont donnés, autant que possible, tous les équivalents dans les différentes variétés (les différents dialectes) de la langue d’oc : auvergnat, gascon, limousin, languedocien ...etc.
- la langue d’oc moderne : Mistral considère bien que des Alpes aux Pyrénées, du Languedoc au Limousin, de l’Auvergne à la Gascogne il n’y a qu’une seule langue riche de toutes ses variantes ; il s’agit de la langue d’oc contemporaine et non de celle du moyen-âge, de celle des troubadours.

 

Le Félibrige fidèle à cette définition de la langue :

Dans sa réunion du 22 mai 1999, le Consistoire du Félibrige décida, conformément au but et à l’appellation défendue depuis toujours par le Félibrige, de retenir comme seule terminologie pour être employée et défendue : « la langue d’oc dans sa diversité (auvergnat, gascon, languedocien, limousin, provençal) » ; décision confirmée et approuvée par le Conseil général du Félibrige réuni le 24 mai 1999 à Grasse (Alpes-Maritimes).
- Décision complétée ensuite le 24 mai 2010 à Castillonnès (Lot-et-Garonne) :

Il rejoint en cela la définition établie par la DGLFLF (Délégation générale à la langue française et aux langues de France) Observatoire des pratiques linguistiques du Ministère de la Culture et de la Communication : « Chaque variété [de la langue d’oc] est l’expression pleine et entière de langue qui n’existe qu’à travers ses composantes ».

 

De plus, suite à une question posée par un parlementaire, Madame Aurelie Filippetti faisait paraître, au journal officiel du 13 novembre 2012 l’avis officiel suivant du Ministère de la culture :
- “Pour ce qui concerne la désignation des usages, les services de l’État considèrent que la langue d’oc se réalise sous différentes formes ou variétés, dont le nom est donné dans la liste des langues de France diffusée par le ministère de la culture et de la communication : la langue d’oc ou occitan parlé en Auvergne est l’auvergnat, en Languedoc le languedocien, en Provence le provençal, etc. Les variations qui distinguent ces parlers sont donc prises en compte, mais ne remettent pas en cause l’unité du domaine. Cette position est une reconnaissance de la pluralité interne des systèmes linguistiques, contre les tendances au repli et à la fragmentation.”
- Enfin, le rapport du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne remis au Ministre de la Culture et de la Communication le 15 juillet 2013 mentionne : « … langue d’oc (gascon, languedocien, provençal, auvergnat, limousin, vivaro-alpin)… »

 

Espérons que ces éléments seront de nature à éclaircir la vision obscurcie et abusive actuellement répandue.

27 d’avoust 2013

contact@felibrige.org

 



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